
C’est l’outil qui intrigue le plus, et souvent celui qui fait hésiter avant une première séance. Une pression légère sur le poignet, un muscle dont j’observe la stabilité ou le léger relâchement : je vous explique ce geste et la manière dont je l’utilise en séance.
L’essentiel
- Le test musculaire, c’est une pression douce sur le bras, jamais un bras de fer.
- Selon ce que vous dites, pensez ou évoquez, le muscle « tient » ou « cède ».
- Ce n’est ni un détecteur de mensonge, ni un tour de passe-passe : c’est un reflet de ce qui vous met en stress.
- Avec les bébés et les animaux, on procède par transfert, via une tierce personne.
Le geste : une pression légère, pas un rapport de force
Vous êtes allongé(e) sur la table, habillé(e), le coude posé. Je pose ma main sur votre bras, au niveau du poignet, et je vous demande de résister pendant que j’exerce une pression très légère. La pression est légère et adaptée à votre confort. Vous n’avez pas à fournir un effort important : le test observe une réponse musculaire, sans rapport de force. Ce n’est pas un rapport de force. C’est un dialogue : une question posée au corps, et une réponse que l’on observe ensemble.
Le muscle tient, ou il cède
Deux réponses possibles. Soit le muscle « verrouille » : il reste ferme, stable, il tient bon sous ma main : on parle d’un test « fort ». Soit il ne verrouille pas tout de suite : malgré votre intention de résister, j’observe un léger relâchement, c’est un test « faible ». Ce qui fait pencher d’un côté ou de l’autre, c’est ce que vous dites, ce que vous pensez, ou ce que vous évoquez à ce moment-là. Le muscle devient un reflet de ce qui peut vous mettre en stress, vous déstabiliser.
Une démonstration pour découvrir le geste
Je peux vous proposer d’observer la réponse du bras en évoquant différentes situations. Le but est de découvrir le contact et de partager vos sensations. Une variation du tonus peut avoir plusieurs explications : elle ne permet pas de déterminer si une affirmation est vraie, ni d’établir une cause à votre difficulté.
Le stress et la réponse musculaire
Le stress peut s’accompagner de tensions et modifier les sensations corporelles. Dans ma pratique, le test sert de repère pour orienter l’échange et les gestes proposés. Il ne mesure pas directement le stress, le fonctionnement du cerveau ou la mémoire.
Ce n’est pas un détecteur de mensonge
Le test musculaire n’est pas un détecteur de mensonge. Il dit ce qu’il en est au fond, au plus profond de la personne.
C’est une nuance importante. Le test ne juge pas le vrai du faux, il ne cherche pas à vous prendre en défaut. Il dit ce qu’il en est tout au fond de vous, là où les mots n’arrivent pas toujours. Vous pouvez être sincèrement persuadé(e) d’en avoir fini avec une colère, une peur, une vieille histoire, et le corps, lui, dire autre chose. Ce n’est pas un mensonge : c’est simplement que la tête et le corps ne sont pas toujours au même endroit. Et c’est précisément ce décalage qui nous met sur la piste du travail à faire.
Et si je ne sens rien ?
Cela arrive, et ce n’est pas grave du tout. Si vous ne percevez pas la différence entre un muscle qui tient et un muscle qui cède, on recommence deux ou trois fois, tranquillement. Et si vous ne sentez toujours rien : moi, je sens, et je vous dirai ce qu’il en est. Très souvent, le ressenti s’affine au fil de la séance. Certaines personnes s’en moquent d’ailleurs complètement, elles viennent pour le résultat, pas pour la démonstration. C’est très bien aussi.
Ce n’est pas parce que vous ne ressentez rien qu’il ne se passe rien.
Les bébés et les animaux : le test par transfert
Un bébé, un tout-petit avant quatre ou cinq ans, un animal… ne sont pas en capacité de tendre le bras et de résister sur commande. Pour eux, on procède par transfert : je teste sur une tierce personne, le plus souvent le parent, installé sur la table pendant que l’enfant joue, dort ou reste dans les bras. Les corrections se font sur l’enfant lui-même quand c’est possible, sinon sur le parent. Pour un animal, c’est le maître qui sert de relais. Et cela fonctionne très bien.
Le test est adapté aux possibilités de la personne qui participe à la séance.
C’est d’ailleurs ma meilleure réponse à ceux qui pensent qu’il « faut y croire » pour que la kinésiologie fonctionne, j’en parle plus longuement dans « Faut-il y croire ? ». Pour les animaux, ce principe du transfert est au cœur de mon travail en biokinésiologie animale.
Pour aller plus loin
Le test musculaire est la vraie spécificité de la kinésiologie : c’est par lui que l’on interroge les mémoires du corps, et c’est lui qui, en séance, m’indique la technique la mieux adaptée à vous. Si vous voulez entrer davantage dans le détail, je lui consacre une page complète. Et pour voir comment il s’intègre à une séance, du début à la fin, tout est décrit dans le déroulement d’une séance.
La kinésiologie n'utilise pas de produit ou traitement chimique et ne pratique pas de manipulation osseuse ou musculaire. Elle n'établit pas de diagnostic, ne remplace pas la médecine, mais elle peut être complémentaire à un traitement médical.
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